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En marge de la Journée Mondiale du Diabète organisée  le 14 novembre de chaque année, il a été annoncé ce jour à l'occasion d'une journée scientifique dédiée à cette pathologie une nouvelle prévalence du diabète en Tunisie estimée à 11 %. Ce taux représente presque le double du chiffre concernant la France qui pourrait approcher les 5 à 6% en 2013 (dernière prévalence enregistrée en 2009 de 4,4%). L'explosion de cette pathologie est d'autant plus assurée par les mutations socio-économiques (changements profonds des modes de vie et des habitudes nutritionnelles) que par le vieillissement d'une population. Déjà en 2005 une enquête tunisienne avait montré que la prévalence du diabète était plus marquée en milieu urbain qu'en milieu rural (13,7% contre 7%).

En secteur Tertiaire, la réduction de l'activité physique des salariés (métro - boulot - dodo) avec une sédentarité accrue et une alimentation loin d'être équilibrée constituent l'une des principales causes de l'émergence et de l'accroissement des prévalences de travailleurs diabétiques dans ce groupe de populations. A ce titre, je me suis intéressé à une entreprise du secteur tertiaire offrant des activités de service de type 1, employant prés de 1488 salariés (61% d'hommes, 39% de femmes) avec une moyenne d'âge de 49 ans (donc assez vieille). Mon enquête est descriptive et permet de relever les résultats suivants pour l'année 2013 :

8,8% des salariés sont déclarés diabétiques à ce jour (en particulier de type 2 avec une très faible proportion de type 1: moins de 5% de l'ensemble des diabétiques), sous traitements anti-diabétiques oraux dans 85% des cas, suivis et connus du Service de Médecine du Travail. Si l'on considère en plus les états pré-diabétiques c'est à dire les salariés dont la glycémie est supérieure à la normale mais sans dépasser 1,26g/l ainsi que les états d'intolèrance au glucose, la prévalence grimpe alors à 14%.

Avouons qu'une large tranche de ces états diabétiques ou pré-diabétiques ont été découverts grâce aux bilans sanguins systématiques offerts par le Service de Médecine du travail de l'entreprise pour les plus de 35 ans, ce qui me pousse à encourager le dépistage précoce et l'autocontrôle du diabète chez les travailleurs sédentaires et adeptes de la "mauvaise" bouffe en particulier en secteur tertiaire et dans la fonction publique en général.